Arguments

Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /2010 15:26

Elysée 01 03 004Conférence de presse du « Comité National contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal »  

 

Intervention prononcée par Hervé Tellier de la FAPT CGT
pour le Comité National le 1er mars 2010 à Paris prés de l’Elysée.

 

 

Mesdames, Messieurs

Cher (e) ami (e) s, cher (e) s camarades,

Le Comité National contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal a décidé cette conférence de presse ce jour, date où la transformation de La Poste en société anonyme devient effective.

Le Comité national regroupant 62 associations réaffirme son opposition ferme et résolue au changement de statut et à l’ouverture du capital de La Poste. Il réitère son exigence de la tenue d’un référendum sur l’avenir du service public postal.

La transformation en société anonyme constitue une étape dans la privatisation programmée de La Poste.

Le chemin aboutissant à la privatisation est identique à celui suivi à France télécom, à Edf, …

Gouvernement, parlementaires de l’UMP et du nouveau centre, direction de La Poste portent une lourde responsabilité quant à la situation vécue actuellement à La Poste avec les multiples réorganisations, restructurations incessantes, entraînant dégradation des conditions de travail et mal vivre chez les postiers, la dégradation du service rendu à la population et quant à l’avenir de La Poste et des postiers.

Il en est de même pour le Président de la République de par la décision qu’il a prise le 19 décembre 2008 et par son refus d’organiser un débat public et la tenue d’un référendum sur le service public postal comme la constitution le lui permet et comme le réclament les citoyens de notre pays.

Comme nous le redoutions, la loi postale ne répond à pas à l’intérêt général et risque de mettre en péril les équilibres indispensables au fonctionnement du service public postal, qui plus est au moment où La Poste traverse une période difficile comme le reste de l’économie française.

Ainsi par exemple, la loi de privatisation ne garantit pas le financement intégral et pérenne des missions de service public, ni la péréquation tarifaire. Enfin, la présence postale est plus que jamais menacée par les «transformations» de bureaux de poste en points de contacts.

Tout ceci au détriment des populations rurales comme urbaines. Les personnels quant à eux paient le prix fort en termes de conditions de travail et de suppressions d’emplois, avec les multiples restructurations, réorganisations en cours dont le but est d’accompagner la privatisation.

Toutefois, le Comité National ne se résout pas à la fatalité, la bataille contre la privatisation de La Poste continue.

Certes, une loi a été votée, autre chose est de l’appliquer.

Le gouvernement et la direction de La Poste voudraient faire croire à l’opinion publique et aux postiers que tout sera définitivement «plié» avec le vote de la loi.

La réalité est toute autre.

Les multiples actions de grève des postiers et postières, les actions diverses et variées des élus et de la population, sans parler bien évidemment du succès retentissant de la votation citoyenne du 3 octobre dernier, ont renforcé, outre l’exigence d’une modernisation et d’une rénovation du service public postal, une exigence forte et inégalée de démocratie.
Votation que nous allons remettre à la Présidence de la République à l’Elysée après cette intervention.

A l’évidence, ce vaste mouvement en profondeur sur des enjeux pour toute la société créé depuis 20 mois maintenant, ne peut en aucun cas s’arrêter.

Au contraire, il ne fait que renforcer le besoin de poursuite de l’action et le besoin de plus encore de démocratie.

Il valide ainsi l’exigence de l’organisation d’un référendum, portée par des centaines de milliers de cartelettes pétitions transmises au Président de la République, et que le Comité continue d’exiger de toutes ses forces.

Les différents votes unanimes des organisations syndicales de La Poste et de la Fonction publique contre la privatisation de la Poste, et dernièrement le 14 janvier lors d’un comité technique paritaire de La Poste sur les projets de décrets des statuts initiaux de La Poste où toutes les organisations syndicales ont voté contre, sont des points d’appui pour poursuivre sans relâche la mobilisation.

C’est pourquoi le Comité national invite les comités locaux à débattre avec les postiers, les élus, les citoyens pour poursuivre la bataille contre la privatisation de La Poste, empêcher toutes remises en cause du service public postal (fermetures des bureaux, dégradation de la qualité du service rendu, péréquation tarifaire …), et d’être à l’offensive sur les propositions de développement, d’amélioration pour un service public postal moderne et rénové et d’exiger la tenue d’un référendum sur l’avenir du servie public postal.

 

 

Par CGT-FAPT - Publié dans : Arguments - Communauté : Service-Public
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 16:51

Rass-Poste-AssNale-Paris-_027a.jpgIntervention de Colette Duynslaeger 
         Secrétaire Générale de la Fédération CGT FAPT

        
        au rassemblement CGT
devant l’Assemblée Nationale 
        le 15 décembre 2009

 

 

Chères Camarades, chers Camarades,

 

Dès le 04 juillet 2008, la CGT annonçait que le combat contre la privatisation de la Poste allait être long. Elle ne s’était pas trompée !




Voilà plus de 17 mois que l’action perdure dans un rassemblement inédit.

Voilà plus de  17 mois que la CGT n’a jamais renoncé à mener ce combat.

 

C’est encore le cas ce 15 décembre. L’honneur du syndicalisme repose dans sa capacité à peser de tout son poids, pour que le rapport des forces soit en permanence favorable au contenu de son action et aux revendications des salariés.

 

La CGT ne se résoudra jamais à la fatalité, encore moins à fermer un livre dont manifestement toutes les pages ne sont pas encore tournées.

 

Ce 15 décembre marque une nouvelle étape dans le processus en cours depuis plus d’un an et demi. Processus dans lequel les luttes conjuguées des postiers et postières, des usagers et des élus, auront tout autant marqué le paysage médiatique que plus fondamentalement, le contenu en termes d’exigences de service public postal et de droits et garanties des personnels.

 

Le Gouvernement voudrait faire croire à l’opinion publique que tout serait définitivement « plié » avec l’examen du projet de loi à l’Assemblée Nationale à partir de ce jour. Que nenni  la CGT continue d’interpeller les députés pour qu’ils ne votent pas cette loi !. Ils en auront encore la possibilité puisque nous venons d’apprendre que d’ors et déjà une nouvelle séance de vote est prévu le 12 janvier prochain reportant le changement de statut de La Poste au 1er mars 2010 c’est à dire 2 mois après la date prévue initialement. 2 mois que nous ne manquerons pas d’occuper pour faire valoir nos propositions et nos revendications.

 

Si le Gouvernement  confirmait son analyse, il commettrait une erreur grave.

 Les multiples actions de grève des postiers et postières, les actions diverses et variées des élus et de la population, sans parler bien évidemment du succès retentissant de la votation citoyenne du  3 octobre dernier, ont renforcé, outre l’exigence d’une modernisation et d’une rénovation du service public postal, une exigence forte et inégalée de démocratie.

 

A l’évidence, et comme ce 15 décembre en atteste, ce vaste mouvement en profondeur sur des enjeux pour toute la société, ne peut en aucun cas s’arrêter.

 

Au contraire, il ne fait que renforcer le besoin de poursuite de l’action et le besoin de plus encore de démocratie.

 

Il valide ainsi l’exigence de l’organisation d’un référendum, portée par des centaines de milliers de cartelettes pétitions transmises au Président de la République, et que la CGT continuera d’exiger de toutes ses forces.

 

Dans le même mouvement, pas un jour ne se passe sans que les personnels d’une manière ou d’une autre, ne posent leurs revendications en termes de salaires, d’emplois, de conditions de travail, de protection sociale ou encore de retraite.

La CGT appellent les salariés à investir toutes les négociations  en cours pour les faire entendre et exiger réponses à leurs revendications et notamment sur la question des salaires et du pouvoir d’achat avec l’exigence du versement exceptionnel à tous les postiers de 400€
aussi au titre d’une nouvelle répartition des richesses créées

 

La CGT considère toujours que l’expression massives des exigences des postiers et des usagers est  l’alternative crédible et durable à la privatisation. Elle entend d’ailleurs continuer à favoriser plus encore tout ce qui pourrait créer les conditions de convergences d’intérêts et de luttes, et ce dans l’objectif de gagner.

 

Cette démarche d’enracinement des revendications, alliant refus de la privatisation et refus du statuquo, doit permettre d’élargir plus encore le rapport des forces en cours à la Poste, mais aussi de rechercher les convergences avec les salariés des autres secteurs professionnels.

 

Cela doit permettre ainsi de donner du contenu et du corps aux décisions prises lors du 49ème Congrès de la Confédération CGT,  pour des campagnes revendicatives fortes notamment sur les salaires, la retraite ou encore le service public, et ce sans attendre le 24 mars 2010 qui est d’ores et déjà daté comme temps fort européen.

 

L’expression de toutes les revendications, la poursuite du refus de la privatisation, seront les axes moteurs de l’investissement des forces CGT, pour créer les conditions de la poursuite du rassemblement le plus large possible.

 
Certes ce rassemblement passe en 1er lieu par les salariés eux-mêmes par leur intervention dans l’action comme par leur adhésion à la CGT, mais celui-ci passe aussi par l’investissement de tout le syndicalisme.

Le caractère unitaire de ces 17 mois doit se poursuivre, mieux il doit s’amplifier !

 

C’est ce que la CGT réaffirme à cette heure, et ce qu’elle fera ce soir à 18h ici-même lors du rassemblement décidé par le Comité National.

 

 

 

Par CGT-FAPT - Publié dans : Arguments - Communauté : Service-Public
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 10:36

Pas de progrès social sans service public pour les élus CGT au Conseil d’Administration de La Poste Pascal Barois, Michelle Boulesteix et  Anne-Marie Fourcade qui livrent leur analyse de la situation financière de La Poste en novembre 2009. (2e partie). (voir la 1ére partie).

 


Une situation financière
au positif :
547 Millions d’Euros de bénéfices prévus pour 2009

 



Le prétexte invoqué de la nécessité d’apport de capital de 2.7 milliards d’euros pour faire face à la concurrence car La Poste serait trop endettée ne tient pas.

Si c’est pour développer le service public postal, répondre aux besoins diversifiés de la population, faire de la recherche industrielle développer des nouvelles technologies et des coopérations en France et au plan Européen, pourquoi pas ? Rien n’empêche de le faire tout de suite dans le statut actuel.

Mais ce qui est prévu ce n’est pas ça. Les 2.7 milliards d’euros chiffrés comme besoins incompressibles en apport de capital seraient consacrés à la croissance externe : 2 milliards 900 millions en hypothèse basse et 7 milliards 350 en fourchette haute !!! (rappel de la 1ére partie).  

 

 

Il y a ce qu'ils disent


« Le capital sera à 100% public » ! réparti entre la Caisse des Dépôts et Consignations et l’Etat. Qui peut le croire ? Après ce qui a été fait à France Télécom, Edf, Gdf, Air France... !!!

L’Etat qui n’assure déjà pas le financement des obligations de service public de La Poste (près d’un milliard d’euros par an), pourrait allonger un milliard et demi pour la croissance externe !


Mais de plus, un amendement visant à préciser le financement à 100% par la Caisse des Dépôts et Consignations, a été rejeté au Sénat. C’est éloquent !

 

« La Poste sera imprivatisable » ! a déclaré sans rire l’innéfable Estrosi (le même qui aimerait que les cadres partent au combat, comme un seul homme, droits comme un « I » et le petit doigt sur la couture du pantalon) ! Comique ! Comme si une loi ne défaisait pas une autre loi ! On se croirait au cirque !

 

« C’est l’Europe on ne peut pas faire autrement » ! même Henri Guaino, conseiller du Président de la République, vient à la rescousse ! mensonge éhonté. Rien n’oblige le gouvernement français à la privatisation de La Poste. Chaque pays est décideur chez lui. La preuve, il n’y a qu’à voir ce qu’il se passe dans d’autres pays autour de nous, en Europe et ailleurs

  

Et ce qu'ils ne disent pas


Devant le tollé général et la contestation populaire, le Royaume Uni vient d’abandonner la privatisation de La Poste ainsi que le Japon (qui par ailleurs a « licencié » le président de la poste nipponne en désaccord avec cette décision) !!! 
Au Maroc, la bataille contre la libéralisation a été gagnée et la privatisation stoppée avec d’importants acquis sociaux à la clé.
En Norvège, les luttes syndicales ont conduit le gouvernement à émettre une clause de 
réserve sur la 3ème directive postale de la libéralisation qui ne sera pas appliquée.

Même les USA et le Canada viennent de renoncer à la libéralisation postale qu’ils avaient envisagée. C’est dire !

Et le gouvernement français, lui, dans un pays où le service public postal est le plus développé, prétend être sourd à toutes le mobilisations et poursuivre à marche forcée la privatisation totale !

 

Le réseau des bureaux de Poste démantelé

Les dirigeants de La Poste, avec la complicité (pour ne pas dire à la demande, insistante) des représentants de l’Etat, amplifient la suppression de bureaux de Poste de plein exercice et leur transformation en Agences Postales Communales et Relais Poste (3600 prévus en 2009 en plus !!!).
Ce qui s’inscrit en plein dans la réforme territoriale. Les Sénateurs se glorifient du « compromis » confiant le suivi du financement du maillage du territoire  à l’Arcep.

Voila de quoi nous rassurer en effet, quand elle ne cesse d’augmenter les tarifs et accorde à tour de bras les licences aux concurrents y compris en avalisant certains de manière illicite  comme cela à récemment été le cas avec Alternative Post.

Quant aux usagers qui seront représentés au conseil d’administration : c’est déjà le cas, entre autres, à travers la participation de la représentante des associations de consommateurs.

  

 

1999

2009

Ecart

 

Prévu pour 2009

Bureaux de Poste

14 147

11 422

- 19.26%

Agences Postales Communales et Relais Poste

2 933

5 660

+ 92.98%

+ 3 600

Total

17 080

17 082

 

 

 C’est énorme non ?

 Qui va financer le service universel avec la libéralisation totale du courrier ? Très grande discrétion ! Pour la première fois, c’est lors de la commission Ailleret que ce coût a été chiffré. Les représentants de Bercy y ont annoncé le chiffre de 980 millions d’euros. Mais pour ce faire, ils ont procédé par comparaison avec les « concurrents européens » (!!!)  qui assurent seulement 3 jours sur 7 la distribution du courrier !!


Or en France, c’est 6 jours sur 7 que le facteur passe chez les usagers (et il faut que cela continue). Donc raisonnablement, le coût peut être estimé au bas mot à 2 milliards d’euros annuels.

Ce financement est estimé assuré par les bénéfices réalisés sur le monopole du courrier jusqu’à 50 grammes. Si la France persiste dans la libéralisation totale du courrier, qui va payer ? L’Etat s’en désintéresse complètement. La Poste ne veut pas puisqu’elle veut s’aligner sur les concurrents privés européens ! Les collectivités locales le pourront-elles ? Certainement pas. D’ailleurs, est-ce souhaitable ?



Ne serait-il pas plus raisonnable de réfléchir à stopper cette libéralisation à l’image de certains pays ?

On a pu changer de braquet sur les déficits publics décidés par Bruxelles pour secourir les banques mais on ne le pourrait pas sur la 3ème directive européenne sur la libéralisation totale du courrier, pour préserver le service public postal ? Le gouvernement persiste dans sa décision idéologique ultra libérale pour livrer les secteurs rentables des activités postales aux appétits financiers du privé. C’est contraire aux intérêts de la population, des postiers, des entreprises qui ont besoin du service public postal à commencer par les PME disséminées sur tout le territoire.


Seul le service public postal assure l’égalité de traitement des citoyens sur l’ensemble du territoire. L’Etat pourrait donner de l’argent pour la croissance externe les fusions, acquisitions… en Europe ou ailleurs, mais pas pour les missions de service public en France?

Ce n’est pas ce que veulent les français. Ils l’ont démontré notamment avec le succès formidable de la votation citoyenne. La Poste c’est leur affaire. Elle fait partie de leur vie quotidienne.

 

Il s’agit d’une remise en cause de la distribution quotidienne du courrier.

 

Et il y a ce dont personne ne parle

  

Effectifs

30/06/2008

30/06/2009

Ecart

%

 

31/12/2008

30/06/2009

Ecart

%

Fonctionnaires

154 392

145 668

-8 724

-5,7%

 

152 286

145 668

-6 618

-4,3%

Contractuels

139 721

142 661

2 940

2,1%

 

143 459

142 661

-798

-0,6%

Total

294 113

288 329

-5 784

-2,0%

 

295 745

288 329

-7 416

-2,5%

 

7 500 suppressions de postes au premier semestre 2009. Près de 65 000 suppressions postes de fonctionnaires depuis 2002 !

Pour la première fois, le nombre de contractuels est en baisse. Au 30 juin, ils représentent 49.5% des effectifs du groupe. Ce qui n’empêche pas le Président de La Poste d’écrire en particulier aux cadres supérieurs pour leur assurer qu’il n’y aura pas de plan social en cas de privatisation !!!

 

En millions d’euros

30/06/2008

30/06/2009

Ecart

%

Charges de personnel

(hors Dafa)

6 357

6 307

- 50

-0.8%

Rémunérations

4 301

4 293

-8

-0.2%

 

Le chiffre publié des charges de personnel du premier semestre 2009 (6 424 millions d’euros)) intègre le provisionnement du dispositif d’aménagement des fins de carrières (Dafa) pour un total de 117 ME. Cette méthode (alors que les indemnités ne commenceront à être réglées réellement aux agents concernés qu’au mieux en 2012) permet officiellement de faire apparaître un accroissement des charges de personnel de 67 millions d’euros. En réalité, retraitées de ce nouvel élément, elles sont en baisse de 50 millions d’euros.


Le représentant de l’Agence des Participations de l’Etat (« l’actionnaire comme il se nomme ») s’émeut du montant de ce provisionnement qu’il estime exorbitant quand son boss (NS) continue à s’agiter aux sons des « travailler plus pour gagner plus ». Quelle mauvaise foi ! C’est sans compter les bénéfices que La Poste va « récupérer » en ne payant ses agents qu’à 70%  pendant  près de 3 ou 4 ans selon l’entrée dans le dispositif. Notons que les charges de personnel du Groupe ne représentent plus que 64% de l’ensemble des charges (70% en 2000).

 

Pour finir de vous convaincre. Car c’est notre ambition.

 

 

 La productivité augmente constamment :

 

2007

2008

30/06/2009

0.039

0.041

0.042

 

Le plan de réduction des coûts (200 millions d’euros) a été atteint fin Août. Il a donc été revu à la hausse !! + 50 me !!!

 

Les sénateurs veulent rassurer à bon compte : ils affirment que les contractuels garderaient leur régime de retraite complémentaire Ircantec (public). Mais ils taisent (et les médias aussi) qu’à compter de 2010, les nouveaux recrutés seront intégrés d’office au système complémentaire Arco/Agirc (privé). Ce qui veut dire qu’à terme l’Ircantec sera fragilisée et donc menacée pour tous les non fonctionnaires du secteur public. 

Par ailleurs, dans un soucis dit d’égalité ( !) avec les contractuels ( !!!) les sénateurs ont aussi voté un amendement sur la mise en place d’un contrat de groupe complémentaire pour les fonctionnaires de La Poste. En réalité, c’est l’ensemble de l’équilibre de gestion solidaire qui sera touché. Les retraités de La Poste n’y seraient pas intégrés. Pas plus que les télécommunicants. Ils paieront donc plein pot. Les fonctionnaires de La Poste feront comme leurs collègues contractuels il y a quelques mois : ils n’auront pas le choix. Quant à la mutuelle générale elle-même, sera-t-elle retenue comme complémentaire santé par La Poste ?

 

Malgré la position du Sénat, la bataille n’est pas finie. Toutes les raisons subsistent dans la profession de s’inscrire en masse dans la grève nationale du 24 novembre à l’appel de toutes les organisations syndicales. Si le gouvernement persiste dans sa volonté de poursuivre en décembre à l’Assemblée Nationale, il faudra préparer avec les usagers, élus et les postiers une grande manifestation nationale.

 

 

Par CGT-FAPT - Publié dans : Arguments - Communauté : Service-Public
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 10:23


 Pas de progrès social sans service public pour les élus CGT au Conseil d’Administration de La Poste Pascal Barois, Michelle Boulesteix et  Anne-Marie Fourcade qui livrent leur analyse de la situation financière de La Poste en novembre 2009. (1ére partie).

   

 Une situation financière au positif :
547 Millions d’Euros de bénéfices
prévus pour 2009

 

Malgré le contexte défavorable de crise

Malgré le désengagement de l’Etat du financement des missions de service public

Malgré une stratégie libérale qui fait le choix du marché et de la libre concurrence et axe en conséquences ses investissements au détriment du service public postal et des postiers

Malgré le plan de relance de 600 millions d’euros.

 

Un écart négatif sur les objectifs ne signifie pas que La Poste est en déficit, d’autant que certains objectifs ont été revus à la hausse par rapport à 2008.

Au conseil d’administration du 8 octobre dernier elle annonçait un résultat net prévisionnel proche du budget : soit 547 me et donc supérieur à 2008 : 529 millions d’euros.

Et ceci alors que nous sommes, rappelons-le, en pleins effets de la crise !!!

D’ailleurs cette situation devrait permettre le déclenchement du nouvel accord sur l’intéressement.

 

Il y a de l’espace pour l’avenir du service public postal, pour celui des salariés du Groupe La Poste et pour satisfaire leurs revendications.

 

Il faut remettre les choses dans le bon ordre : La Poste peinerait à tenir son budget. Elle serait victime de la chute accélérée du courrier. Autant dire que quand on veut tuer son chien on l’accuse d’avoir la rage…

 

Et rappeler que les chiffres étaient ambitieux. D’ailleurs, lors du conseil d’administration du 18 décembre 2008, les administrateurs Cgt déclaraient : « Le document budgétaire, est fort opportunément présenté d’une façon totalement différente à celle des années antérieures et il ne fait apparaître aucune hypothèse d’activité des métiers, ni en volume ni en tarifs. Ce projet de budget nous apparaît comme très optimiste, après les discours alarmants des effets de la crise …alors …qu’il fait apparaître un objectif de résultat d’exploitation du groupe de 780 millions…nous ne disposons d’aucune information sérieuse… ».

 

Quelques précisions (en notant que l’on nous affirme aujourd’hui des retards par métiers alors que le budget ne précisait pas les objectifs de chiffre d’affaires par métier!) :

 

 

En millions d’euros

Budget 2009

Année 2008

Chiffre d’affaires Groupe

21 257

20 829

 

 

 

Résultat d’exploitation Groupe (REX)

780

886

REX courrier

409

545

REX Colis/Express

272

327

REX services financiers

389

270

REX Enseigne

23

76

REX autres secteurs

-314

-332

 

 

 

Résultat net

547

529

 

Concernant le courrier, il faut savoir que la perte de 1% de chiffre d’affaires génère une perte de 0.63% du REX. Donc l’hypothèse d’une perte de 5% de chiffre d’affaires pour 2009 comme cela était annoncé fin 2008 aurait dû engendrer un budget en diminution de 315 millions d’euros par rapport à 2008 et non 150 comme le prévoit le budget 2009.

Les dirigeants de La Poste sont toujours sur une trajectoire d’atteinte de l’objectif du résultat net à hauteur de 547 me. Cette possibilité est réalisable malgré la baisse du chiffre d’affaires (395 me) par les économies réalisées sur les charges : 350 me (dont les charges de personnel : - 50 me). 


La situation du chiffre d’affaires par métier au 30 Août 2009: 

 

 

Par rapport au budget

Par rapport au 30-08-08

 

Courrier

- 4%             (-319 me)

- 3.2%             (-257 me)

Colis

- 6.6%           (- 200me)

- 6.2%              (-188me)

Services Financiers

+ 3.7%         (+ 119me)

+ 2.5%              (+81me)

Autres secteurs     *

-1.3%             (+5 me)

-10.5%             (+49 me)

Total CA Groupe

-2.9%            (-395 me)

- 2.3%            (- 314 me)

17% du retard sur le chiffre d’affaires du groupe est dû à la perte au change entre l’€ et la £.

* Chiffre d’affaires négatif : 30/8/09 = -419me, 30.8.08 = - 468 me, budget 2009 = - 424me (effets de la comptabilisation par métiers)

 

Courrier : nous sommes loin des 7 à 9% annoncés depuis quelques mois

Par contre, nous n’en entendons guère parler, mais le chiffre d’affaires du Colis et de l’Express est en diminution beaucoup plus importante proportionnellement

Le Chiffre d’affaires services financiers et autres secteurs comblent en partie : ce sont les avantages de la complémentarité !!!

D’autant que les charges des services financiers n’étant pas à La Banque Postale, la contribution de cette dernière au résultat d’exploitation est de 450 me (180 pour le courrier).

D’ailleurs à l’Enseigne, les transformations de bureaux de Poste en agences postales communales ou en relais Poste, les diminutions d’horaires, les fermetures temporaires pour « rénovation » … entraînent évidemment des pertes importantes en activité commerciale : -3.5 milliards d’euros sur les activités services financiers par exemple (dont seulement 1.5 sur banalisation livret A),

 

« …et nous savons que de coutume les derniers mois de l’année sont toujours forts en activité… »

 

 

Observez les comparaisons suivantes :

 

 

Budget :

Reste à réaliser sur les 4 derniers mois 2009

 

Réalisé sur les

4 derniers mois 2008

Chiffre d’affaires Groupe

7 311

7 103

Résultat d’exploitation Groupe

1 82

276

REX Courrier

26

173

REX Colis

156

158

REX Services Financiers

116

92

Autres secteurs : Enseigne, supports, transverses… non significatifs compte tenu de l’écart entre les charges et le faible chiffre d’affaires propre.

 

Nous nous contenterons de reprendre les termes des dirigeants de La Poste eux-mêmes : « …et nous savons que de coutume les derniers mois de l’année sont toujours forts en activité… ».Ce qui confirme donc les possibilités.

 

 

Rien ne justifie l’ouverture du capital de La Poste avec son corollaire : le changement de statut

 

 

 

Le prétexte invoqué de la nécessité d’apport de capital de 2.7 milliards d’euros pour faire face à la concurrence car La Poste serait trop endettée ne tient pas.

Même la commission Ailleret reconnaît que les comptes de La Poste sont plombés par les 2 milliards que La Poste a dû verser à l’Etat en 2007, ce dernier s’étant dédouané de ses obligations vis à vis des retraites de ses fonctionnaires, ce qui a augmenté la dette de La Poste d’autant.


Voilà pourquoi La Poste supporte une dette de 5.7 milliards d’euros aujourd’hui malgré qu’elle ait réduit sa dette nette par rapport à 2007. En 2008, La Poste a tout de même réalisé 1 194 Millions d’euros d’investissements internes soit près de 85% du programme prévu et 163 millions d’euros ont été consacrés à la croissance externe.
Rappelons qu’au-delà de son désengagement financier sur les missions de service public l’Etat s’est généreusement octroyé respectivement 141 millions d’euros sur 2007 et 106 sur 2008 au titre de dits « dividendes », alors que pour l’heure il n’est toujours pas actionnaire, même si ses représentants, comme d’autres, ne rêvent que de ça.

De plus, on peut légitimement s’interroger sur le bien fondé de ces investissements futurs, envisagés comme suit par les membres de la commission Ailleret.

 

 

2009-2012

 

fourchette basse

fourchette haute

Courrier

2 250

2 550

Colis/Express

1 700

1 850

LBP (hors auto financement)

1 000

2 000

Enseigne

1 400

1 400

Immobilier (hors part ventilée dans les métiers)

430

530

Autres (fonctions supports)

570

670

Total

7 350

9 000

Dont croissance externe

2 900

7 350

 

 

Si c’est pour développer le service public postal, répondre aux besoins diversifiés de la population, faire de la recherche industrielle développer des nouvelles technologies et des coopérations en France et au plan Européen, pourquoi pas ? Rien n’empêche de le faire tout de suite dans le statut actuel.

Mais ce qui est prévu ce n’est pas ça. Les 2.7 milliards d’euros chiffrés comme besoins incompressibles en apport de capital seraient consacrés à la croissance externe : 2 milliards 900 millions en hypothèse basse et 7 milliards 350 en fourchette haute !!!

 

(2e partie) cliquez ici pour lire la suite....  

 

 

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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /2009 15:26

La Fédération CGT FAPT
rappele sa position
au sénateur Hérisson,
président de la CSSPPTE

 

 

Suite au courrier du 18 juin 2009 adressé par Monsieur Pierre HERISSON Président de la  Commission Supérieure du Service Public des Postes et Communications Electroniques à Madame Colette DUYNSLAEGER, Secrétaire générale la Fédération CGT FAPT, la Fédération lui a ses remarques et commentaires concernant les deux volets que comporte le projet de loi relatif à l'entreprise La Poste et aux activités postales :

  • la transformation de La Poste en société anonyme et l'ouverture de son capital,
  • la transposition de la directive 2002/6/CE du 20 février 2008 sur la libéralisation totale des marchés postaux au 31 décembre 2010.

En préambule nous réaffirmons notre opposition résolue à la privatisation de La poste et notre exigence du maintien et du développement du service public postal que nous voulons moderne et rénové assurant l'avenir des postiers répondant aux besoins de tous les usagers.

C'est ce que nous disons depuis l'annonce du projet en juillet 2008 avec notamment nos propositions publiées dans un mémorandum en décembre 2008 que nous vous renvoyons ci-joint.

La pseudo concertation engagée depuis un an sur ce dossier ne saurait masquer la volonté de passage en force du gouvernement.

 

Cette volonté est d'ailleurs confirmée par la méthode choisie pour le vote de ce projet de loi, puisqu'il s'agit de la procédure d'urgence visant à étouffer le débat démocratique sur les enjeux réels.

Nous ne l'acceptons pas, d'autant que les postiers dans l'unité des organisations syndicales avec les usagers et des élus ont fait la démonstration de leur capacité à se mobiliser massivement à plusieurs reprises, dès l'annonce le 4 juillet 2008 du projet de privatisation.

De multiples initiatives ont déjà eu lieu dans tous le pays depuis un an.

Un comité national a été constitué regroupant les organisations syndicales, des associations et partis politiques, relayé par des comités locaux, à l'origine de fortes mobilisations.

Près de 400.000 signatures rejetant la privatisation et exigeant le développement du service public postal ont été déposées notamment le 4 novembre 2008 auprès du Président de la République.

Ni les directives européennes, ni la situation financière de La Poste ne justifient que le gouvernement change le statut de l’entreprise et ouvre son capital quelle qu’en soit la forme.

 

D’expérience, les salariés savent qu’ouverture du capital est toujours synonyme de privatisation, de recherche de rentabilité financière au détriment du service public et des personnels. Les conséquences de la privatisation de la Poste dans de nombreux pays sur l'emploi, les droits et garanties des personnels, les conditions de vie et de travail, la qualité des services rendus aux populations, la hausse des tarifs, nous conforte dans notre opposition à toute forme de privatisation de La Poste.


 

L'argument par lequel la transformation de La Poste en société anonyme resterait 100% public car la totalité du capital serait détenue par l'Etat ou des personnes morales appartenant au secteur public ne nous rassure aucunement. Nous le sommes d'autant moins que la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC) est confrontée au même processus de privatisation si l'on s'en réfère à la lettre de mission de Christine LAGARDE à l'Inspection Générale des Finances.

La Ministre demande un rapport sur l'efficacité économique et le mode de comptabilisation des missions d'intérêt général confiées à la CDC, ainsi que sur "la nécessité économique et juridique" que la CDC agisse au regard du droit communautaire dans un cadre concurrentiel normal.

Au delà  d'une simple banalisation, il s'agit bien là d'un processus de privatisation de la CDC qui est engagé. Il n'y a donc aucune garantie pour La Poste.

 

Notre opposition totale au projet de loi de privatisation de La Poste est sans ambiguïté, l'expérience le prouve, l'ouverture du capital à des investisseurs publics, c'est à court terme l'ouverture à des capitaux privés.

Certes, il y a besoin de financement pour améliorer et développer les missions de service public de La Poste, pour mieux  répondre aux besoins des populations, protéger l'épargne populaire, intervenir efficacement en faveur du développement économique et industriel.

Cela passe déjà par le paiement des dettes de l'Etat à La poste à savoir les 800 millions à 1 Milliard d'€uros par an au titre du service universel "présence postale sur tout le territoire, accessibilité bancaire, distribution 6 jours sur 7 et aide à la presse".

Cela passe aussi par le remboursement des dividendes perçus par l'Etat, 141 millions d'€uros sur les bénéfices de La Poste en 2007 et 106 millions au titre de 2008.

Cela nécessite également de développer des coopérations mutuellement avantageuses plutôt que de promouvoir des acquisitions externes qui contribuent à la financiarisation.

 

Sur la part du capital pouvant être détenue au titre de l'actionnariat des personnels.

Nous tenons à réaffirmer que la CGT confirme ses critiques à l'encontre des dispositifs d'achat d'actions, d'attribution d'actions gratuites, de participation financière et d'épargne salariale.

Le développement de ces dispositifs est dangereux, car il vient en opposition au salaire, et fragilise la protection sociale au travers des exonérations de cotisations sociales dont il bénéficie.

Ce type de rémunération sert de prétexte pour ne pas augmenter les salaires, ce qui serait encore plus dommageable dans une entreprise de main d'œuvre avec de bas salaires comme c'est le cas à La Poste.

C'est aussi une déformation du partage de la valeur ajoutée.

La CGT considère que toutes rémunérations différées de ce type exige un renforcement du contrôle des salariés et en amont.

 

Sur la transposition de la directive européenne du 20 février 2008, nous ne pouvons que réaffirmer notre opposition totale à la directive postale européenne. Nous continuons d'exiger son retrait.

Cette directive est contraire aux intérêts des salariés et des usagers, qui devront en payer le prix fort au travers d'une augmentation des tarifs, d'une nouvelle dégradation de la qualité de service, d'une réduction massive d'emplois et d'une précarité qui devrait suivre une courbe exponentielle.

Les restructurations orchestrées depuis des années pour préparer l'ouverture au marché ont déjà des conséquences dramatiques pour les personnels, les usagers, la qualité du service rendu.

UNI Europa Post a réalisé une étude sur les conséquences de la libéralisation des services postaux à partir de 13 pays dans le monde. Cette étude fait apparaître que les salaires et les conditions des travailleurs de la poste se détérioraient sur les marchés postaux libéralisés avec suppressions massives d’emplois et la course au dumping social.

 

En outre l’étude démontre clairement que la théorie économique en faveur de la libéralisation du secteur postal ne tient pas la route. En effet il y a peu de concurrence sur les marchés postaux libéralisés, les nouveaux arrivants obtenant de 0,1 % à 10 % des parts de marchés.

 

Cette tendance est confirmée dans le raport d'activité 2008 de l'ARCEP. Dans le discours de présentation le 29 juin 2009 il est précisé que peu de demandes d'autorisation d'opérateurs ont été formulées.

Un bémol est porté sur la qualité de service à un niveau répondant aux besoins aux attentes des consommateurs. Cela nous conforte dans notre exigence d'un service pubic postal moderne et rénové plutôt que d'une concurrence aux seuls intérêts de la loi du marché.

La crise économique met au contraire sur le devant de la scène l’urgence d’une autre politique économique et sociale qui s’appuie sur la revalorisation des salaires, de l’emploi, des droits et garanties des salariés et la nécessité de développement des services publics dont celui des services postaux.

Il y a un avenir pour le service public postal et les postiers.

La Poste, qui occupe une grande place, dans la vie économique, politique, sociale et culturelle dans notre pays, doit demeurer un service public de proximité et de qualité pour tous les citoyens, dans la complémentarité de ses activités (courrier, colis, bureaux de poste, services financiers).

Cela passe par une réelle appropriation publique de toutes les activités postales avec toutes les notions de démocratie et d'intervention dans la gestion que cela sous-tend.

La vocation du service public postal est bien de répondre aux besoins actuels et futurs de tous les usagers dans les zones aussi bien rurales, urbaines que suburbaine, tout en jouant un rôle essentiel dans l'aménagement du territoire.


 

La Poste doit cesser de mettre à mal le service public et d’aggraver les conditions de vie et de travail des personnels.

 

Elle doit cesser ses réorganisations et restructurations incessantes accompagnées d’une modification des règles de gestion qui concourent à une privatisation rampante.

Elle doit rompre avec sa politique de réduction des coûts à tout prix alliant suppressions d’effectifs, baisse des droits et garanties du personnel, intensification du travail et dégradation de tous les services rendus et hausse des tarifs.

La CGT tout en réaffirmant son opposition totale à toutes formes de privatisation porte dans un même mouvement sa volonté de garantir l'accessibilité d'un service public postal de haut niveau sur l'ensemble du territoire avec la péréquation tarifaire, l'amélioration des droits et garanties des postiers tout en exigeant l'ouverture de négociation sur leurs revendications.

 

Renforcer les missions de service public de La Poste, consolider son unité, la complémentarité et le développement de ses activités avec une politique offensive de l'emploi qui nécessite des recrutements en nombre et en qualité avec l'ouverture de concours de fonctionnaires, la titularisation des contractuels, la règle du CDI à temps complet, la reconnaissance des qualifications; l'arrêt de la précarité et la consolidation des droits et garanties des personnels constituent pour la CGT une même priorité.

 

Nous ne sommes  ni pour la privatisation, ni pour le statu quo.

Nos propositions contenues dans le mémorandum "pour l'avenir du service public postal et des postiers" s'articulent au tour de 5 axes :

l'appropriation publique des activités postales : dont le socle serait, la démocratisation, des droits nouveaux pour les postiers et leurs organisations syndicales et un aménagement équilibré, solidaire et cohérent du territoire.

l’unité et la complémentarité de ses réseaux : dont elle dispose aujourd’hui, qui couvre l’ensemble du territoire et des activités de courrier, colis et financières et qui permet une mutualisation des coûts et une plus grande efficacité.

un engagement pour le personnel : développer l’emploi, le revaloriser avec des garanties collectives améliorées.

un développement des coopérations : au niveau national entre entreprises publiques, entre les postes européennes, qui permettrait la construction d’une Europe sociale.

le financement : faisant la démonstration que rien n’oblige à l’ouverture de son capital ; montrant le danger qu’elle engendrerait dans cette période particulière  et développant la proposition de la CGT d’un pôle financier public en complémentarité avec celle de fonds régionaux pour l’emploi et le développement solidaire des territoires.

 

En conclusion nous tenons à redire fermement notre opposition au changement de statut et d'ouverture du capital de La Poste.

Nous avons des propositions précises contenues dans notre mémorandum.

En lien avec la mobilisation engagée depuis plus d'un an contre la privatisation de La Poste et à l'appui des nombreuses luttes locales souvent unitaires et ponctuées de succès revendicatifs conséquents, la CGT se place résolument à l'offensive pour gagner un avenir pour le service public postal et les postiers et exiger du gouvernement qu'il renonce à toutes formes de privatisation de La Poste.

L'avenir d'un service public postal qui répond aux besoins de la collectivité ne peut se décider sans que la population donne son avis. C'est pour cette raison que nous proposons qu'un véritable débat public soit engagé pouvant déboucher sur un référendum.

 

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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /2009 11:34

Le Ministre chargé de l’industrie, Luc Châtel, a présenté mardi 16 juin aux organisations syndicales et aux personnalités membres de la Commission Ailleret le projet de loi de changement de statut de La Poste en Société Anonyme et le calendrier décidé par le gouvernement.

La CGT a participé à cet échange pour réaffirmer à la fois son opposition résolue à la Privatisation de la Poste et son exigence du maintien et du développement du service public postal moderne et rénové assurant l’avenir des postiers comme elle le fait depuis l’annonce du projet en juillet 2008 avec notamment ses propositions publiées dans un mémorandum en décembre 2008.


De multiples initiatives ont déjà eu lieu dans tout le pays depuis près d’un an, un comité national a été constitué (organisations syndicales, associations et partis politiques), près de 400 000 signatures ont été déposées conduisant le gouvernement qui voulait faire voter la loi avant l’été à y renoncer.


La CGT appelle aujourd’hui à l’amplification de la mobilisation unitaire, eu le rappelle à l’occasion de la conférence de presse du 17 juin 2009.

Toutes les raisons pour cela demeurent.


La théorie économique en faveur de la libéralisation du secteur postal ne tient pas la route. En effet il y a peu de concurrence sur les marchés postaux libéralisés, les nouveaux arrivants obtenant de 0,1% à 10% des parts de marchés.


La crise économique met au contraire sur le devant de la scène l’urgence d’une autre politique économique et sociale qui s’appuie sur la revalorisation des salaires, de l’emploi et des droits et garanties des salariés.


Or les suppressions d’emplois sont massives. De 2004 à 2007, 26 576 emplois ont été supprimés. Aujourd’hui il a été annoncé seulement le remplacement de 2 collègues sur 10 départs.

Le double statut ACO/AFO, conduit de fait depuis des années à un dumping social de grande ampleur. Ainsi, aujourd’hui sur 277 845 postiers travaillant pour La Poste maison mère, 108 100 sont agents de droit privé. Cela ne suffit plus à La Poste qui travaille à une convention collective des activités postales mettant une nouvelle fois à mal les droits et garanties des personnels.

53% de l’ensemble des postiers ont une rémunération inférieure à 1600 € net par mois parmi lesquels 40505 perçoivent moins de 1200 € par mois

 


Il y a un avenir pour le service public postal et les postiers 


La CGT n’a de cesse de réaffirmer son opposition totale à toute forme de privatisation et dans un même mouvement  sa volonté de garantir l’accessibilité d’un service public postal de haut niveau  sur l’ensemble du territoire avec la péréquation tarifaire, l’amélioration des droits et garanties  des postiers tout en exigeant  l’ouverture  de négociation sur leurs revendications

 

Des propositions qui s’articulent autour de 5 grands axes :

·         Appropriation publique des activités postales : avec pour socle la démocratisation, des droits nouveaux pour les postiers et leurs organisations syndicales et un aménagement équilibré, solidaire et cohérent du territoire.

·         L’unité et la complémentarité de ses réseaux : dont elle dispose aujourd’hui, qui couvre l’ensemble du territoire et des activités de courrier, colis et financières et qui permet une mutualisation des coûts et une plus grande efficacité.

·         Un engagement pour le personnel : développer l’emploi, le revaloriser avec des garanties collectives améliorées.

·         Un développement des coopérations : au niveau national entre entreprises publiques, entre les postes européennes, qui permettrait la construction d’une Europe sociale.

·         Le financement : faisant la démonstration que rien n’oblige à l’ouverture de son capital ; montrant le danger qu’elle engendrerait dans cette période particulière  et développant la proposition de la CGT d’un pôle financier public en complémentarité avec celle de fonds régionaux pour l’emploi et le développement solidaire des territoires.


Dans la crise actuelle, La Poste  a un rôle  à jouer, avec sa banque postale elle doit garantir le droit au compte, aux moyens de paiement, à l'épargne sécurisée et proposer des produits adaptés à tous.       

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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /2009 11:16

Pour la CGT la crise actuelle, conforte la conviction que La Poste, avec sa banque postale, doit  garantir le droit au compte, aux moyens de paiement, à l'épargne sécurisée et proposer des produits adaptés à tous.

C'est ce quelle a proposé  a l’occasion de la conférence de presse du 17 juin 2009, comme elle l'avait proposé dans un mémorandum en décembre 2008 .

L’épargne populaire doit être protégée de la spéculation et orientée vers des investissements pour la cohésion sociale et le développement. C’est le sens de la proposition de la CGT de création d’un pôle financier public.

Ainsi La Poste à l'appui de ses centres financiers de la banque postale, de son réseau des 11.000 bureaux de plein exercice et ses 37.000 guichetiers doit jouer dans le paysage bancaire un rôle essentiel avec les autres institutions financières publiques. Ceci répond également aux besoins de la collectivité en redistribuant des fonds collectés au bénéfice du développement social (logement, équipements sociaux …), au développement économique en favorisant la coopération entre les banques plutôt que la concurrence, de participation à des prêts aidés pour les petites et moyennes entreprises, de développement du territoire, d'aides au développement des services publics tels les transports, la recherche, la santé, l'éducation, la culture et le sport ...

D'où la nécessité de produits adaptés et qui répondent aux besoins, par exemple :

-      en direction des très jeunes : en épargne simple permettant aux parents et aux grands-parents de leur constituer un pécule (plus ou moins important selon les moyens d'épargne de chacun), possibilité par exemple de plans épargne à la consommation, épargne rémunérée au minimum au taux d'évolution du coût de la vie et défiscalisée,

-      en direction des étudiants ou des jeunes entrant dans la vie active : à partir de ces épargnes préalables, ou sans épargne préalable, développement de crédits adaptés aux besoins en équipement (mobilier, micro informatique, équipement ménager, permis de conduire et voiture…) crédits à des taux d'intérêts inférieurs à l'évolution du coup de la vie, pour la prise en compte des épargnes préalables, mais aussi pour faciliter l'équipement et donner les mêmes chances à tous,

-      en direction des moins jeunes : pour répondre à leurs besoins en crédits immobiliers et à la consommation sans qu'ils n'aient d'autres possibilités que celle de se retourner vers les crédits revolving des institutions financières ou vers les prêts personnels bancaires à des taux prohibitifs.

L’épargne populaire doit être développée.

Le livret A  est une épargne sécurisée, défiscalisée accessible à tous. Il permet pour les personnes fragilisées, l’accès au compte, cette mission d’intérêt général doit être garantie. Pour la CGT, c’est la question du droit au compte pour tous sans aucune discrimination qui est posée.

Le livret A qui aujourd’hui assure le financement du logement social doit être revalorisé. Pour la CGT  la rémunération du livret A doit être supérieure à l’inflation afin de préserver le pouvoir d’achat des détenteurs qui ont choisi une épargne  solidaire.

Nous n’acceptons pas la baisse du taux du livret A à 1,75% décidé par le gouvernement depuis le 1er mai 2009.

En 3 mois celui-ci aura été divisé par 2 puisqu’il était fixé à 4% jusqu’au 31 janvier dernier.

 

Unité et complémentarité des réseaux (courrier - colis – guichet - financières)  constituent un atout essentiel pour La Poste

Seul opérateur en capacité de répondre aux besoins de l'ensemble des utilisateurs, La Poste doit s'appuyer sur cette spécificité et doit être réaffirmée dans ses missions d'intérêt général avec un réseau postal présent sur tout le territoire au service des entreprises et des particuliers. L’Etat doit assumer ses responsabilités en ce sens en respectant ses obligations de financement (800 millions d’€ par an) liées au contrat de service public Etat/ Poste pour les missions : le service universel, l’aménagement du territoire, la distribution de La Presse et l’accessibilité bancaire.

Son efficacité repose avant tout sur la coexistence de plusieurs réseaux interactifs sur l'ensemble de ses activités (courrier - colis – guichet - financières) et sur ses salariés. Ce qui implique le maintien, en zone rurale et des créations en zones urbaines et suburbaines de bureaux de Poste de plein exercice c’est à dire assurant l’ensemble des activités de La Poste  de des centres de traitement du courrier dans chaque département, le maintien des centres financiers et plate-formes colis, ainsi que les activités et fonctions transverses (achat, immobilier, logistique, système d'information, compta, gestion et ressources humaines).

La modernisation du réseau d'acheminement doit correspondre à cette conception de service public du courrier et se fixer l'objectif de la proximité pour l'amélioration de la qualité de service pour tous. Pour cela elle doit s'appuyer sur le maillage que représente son implantation territoriale et sur son réseau humain avec l'ambition du retour au J + 1 - distribution du courrier le lendemain (+1) du jour (J) de dépôt-  voire le H (Heure) + dans certaines agglomérations.

Le réseau transport doit être amélioré et pensé courrier-colis et se construire en complémentarité air-route-rail.

Renforcer les missions de service public de La Poste, consolider son unité, la complémentarité et le développement de ses activités avec une politique offensive de l'emploi qui nécessite des recrutements en nombre et en qualité avec l'ouverture de concours de fonctionnaires, la titularisation des contractuels, la règle du CDI à temps complet, la reconnaissance des qualifications; l'arrêt de la précarité et la consolidation des droits et garanties des personnels constituent pour la CGT une même priorité. Il y a de l'avenir pour le service public postal et les postiers.  

 

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Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /2008 13:27

Montreuil, le 19 décembre 2008

  


Monsieur le Président de la République,

 

Vous nous aviez convié à une entrevue ce jour, pour aborder le dossier de l’avenir de la Poste.

 

La CGT comptait bien à cette occasion réaffirmer sa totale opposition à toute transformation du statut de l’entreprise et à toute forme d’ouverture de son capital.

 

L’ouverture du capital à des investisseurs publics, c’est à court terme l’ouverture à des capitaux privés. C’est donc bien la privatisation et le démantèlement du service public postal.

 

La CGT aurait également souhaité pouvoir vous remettre son mémorandum, dans lequel elle formule bon nombre de propositions novatrices pour la modernisation et la rénovation du service public postal. C’est d’ailleurs ce qu’elle n’a eu de cesse de développer, en particulier lorsqu’elle était encore membre de la Commission Ailleret.

 

La CGT aurait pu enfin vous formuler sa volonté de concrétisation d’un vaste débat public national nécessaire pour l’avenir de la Poste.

 

Monsieur le Président de la République, la CGT aurait assumé son rôle d’organisation syndicale en toute indépendance en participant à cette réunion.

Vous en avez décidé autrement par votre déclaration ce 18 décembre, bafouant ainsi toute forme de dialogue, plus grave en résumant le syndicalisme à un faire-valoir de votre politique. Il n’existait pas de consensus sur les conclusions du rapport qu’a remis Monsieur Ailleret au Premier Ministre. Il en existe encore moins avec votre intervention.

 

La CGT ne se résoudra pas au bradage du patrimoine national sur l’autel du marché.

 

La CGT entend bien créer les conditions pour que la mobilisation des postiers, des usagers et des élus prenne encore plus d’ampleur, dans le rassemblement le plus large.

 

C’est ce qu’elle souhaite concrétiser d’ores et déjà le 29 janvier 2009, par une forte grève unitaire des postières et postiers, rejoignant ainsi l’ensemble des salariés du pays sur leurs revendications et en convergences sur l’enjeu des services publics, dont celui de la Poste.

 

Vous pouvez encore renoncer à la privatisation de la Poste.

 

Veuillez croire Monsieur le Président de la République, en l’assurance de notre parfaite considération.

 

Colette DUYNSLAEGER Secrétaire Générale

 

 


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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /2008 16:42

La fédération CGT des activités postales et de télécommunication a tenu une conférence de presse le 1er décembre en présence de Bernard Thibault secrétaire général de la CGT.

La FAPT-CGT entend poursuivre et amplifier la mobilisation contre l’ouverture du capital de La Poste et son changement de statut juridique, synonymes de privatisation. Mais elle fait aussi une série de proposition pour développer et consolider le service public postal et sa présence sur tout le territoire.

La Poste qui occupe une grande place, dans la vie économique, politique, sociale et culturelle dans le pays, doit restée un service public de proximité et de qualité pour tous les citoyens.

 

La CGT a élaboré un mémorandum qu’elle entend faire valoir dans la Commission Ailleret mise en place par le Président de La République, avant que ses conclusions soient rendues mi - décembre.

 

En portant le principe d’une « appropriation publique des activités postales », la CGT entend ne pas limiter son action contre les choix actuels ou à la défense d’un quelconque statu quo.

Elle propose des évolutions fondées sur la satisfaction de tous les besoins fondamentaux exprimés par les particuliers comme par les entreprises.

Rapprocher le service public postal des besoins de la collectivité nationale, ouvrir et démocratiser sa gestion, tenir compte de la dimension européenne, sont bien des bases de la construction d’une alternative à la privatisation.

L’État peut assurer les financements indispensables pour accompagner cette évolution. On trouve bien des centaines de milliards pour les institutions financières. Ne pourrait-on pas trouver 3,5 milliards pour La Poste sans recourir à l’ouverture du capital et à la privatisation ?

 

Ces 3,5 milliards, mis en avant par le président de La Poste pour justifier l’ouverture du capital, sont tout trouvés au regard du passif de près 800 millions qui est laissé à la charge de La Poste chaque année. Les contrats signés entre La Poste et l’Etat pour l’exécution des missions de service public imposent une compensation financière par l’Etat qui n’est pas versée. De plus en 2007 et pour la première fois l’Etat a ponctionné directement la somme de 141 millions d’€ sur le chiffre d’affaires.

Nous voyons bien que ce projet de modification du statut de l’entreprise et son ouverture du capital, correspond à une volonté de mettre fin au service public postal. C’est par là même un choix de société.

 

A l’opposé d’une vision de court terme qui répond uniquement aux exigences de rentabilité financière, cette conception d’un service public moderne et efficace permet de se projeter dans le futur pour répondre à de nouveaux besoins et assurer un réel développement de la société.

Ce combat contre le changement de statut de l’entreprise, l’ouverture de son capital et sa privatisation, pour le développement d’un grand service public postal rénové s’insère dans une démarche plus globale. Répondre, au travers d’un objectif de réappropriation démocratique des services publics, aux besoins actuels des usagers mais aussi au besoin d’une nouvelle politique de développement économique et social, nationale et européenne.

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Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /2008 13:41

6 milliards d'euros, c'est la collecte d'épargne record enregistré par la Banque Postale en 2008. Selon la Direction l'établissement jouit d'une grande confiance. Nul doute que l'image de Service Financier Postal Public dans l'esprit de la majeure partie d ela population n'y est pas pour rien. Cela montre que les solutions pour financer durablement le Service Public postal ne sont pas du coté de la privatisation.   

21 millions c'est le nombre de Livret A ouverts à la Banque Postale, avec les 24 de la Caisse d'épargne, les opérateurs historiques (et publics) sont loin devant  leurs "nouveaux concurents", le Crédit Agricole 2,6 millions, la Socité Générale et la BNP 1 millions chacun, la Banque Populaire 570 000. Ils ont même, selon la presse, "plus surprenant , ils n'ont pa sassisté à l'hémorragie qu'ils redoutaient". Les français sont donc encore attaché au "financement public", raison de plus pour qu'il le reste et ne soit pas privatisé!    

2,5% au lieu de 4% c'est le taux de rémunération du Livret A décidé par le gouvernement ! 


1 milliard de plus, c'est le record de collecte du Livret A en septembre. En douze mois la collecte des Livrets A et Bleu réunis, à fait un bond de 13,5% soit un

  

16 millions d’euros c’est le total (Caisses d’Epargne, Banque Postale, Crédit Mutuel) de la collecte que devrait atteindre le Livret A cette année. C’est 6 fois plus qu’en 2007. Cela montre l’attachement des français  à la collecte publique, une raison de plus pour ne pas la privatiser.

 

73% c’est le pourcentage de français qui refusent la privatisation de La Poste
(sondage exclusif CSA-HD  parus dans l’HD – 9 au 15 octobre 2008)
et 75% vivant dans des communes rurales souhaient que La Poste reste un service public.
C'est une déclaration d'amour des français pour le service public

 

260 000 c’est le nombre de Livret A ouvert entre 1er septembre et le 15 octobre, soit plus de 35 000 par semaine contre 35 000 par mois habituellement !

Les français font plus confiance à La Poste qu’au capital des banques privés.

 

Moins 17%, c’est la baisse de l’objectif de résultat opérationnel annoncé par  Deutsche Post, le groupe de poste allemande (fondé en 1989, privatisé en 1996, introduit en bourse en 2000). Le Titre coté à la Bourse de Francfort à plus de 20 euros en janvier 2008 est descendu à 16 euros en octobre et a chuté le 27/10 à 8,10 euros ! Que faut-il de plus aux supporters de « l’ouverture du capital et de l’introduction en bourse » ?

 

25,4%, c’est le pourcentage de baisse, en un an (à la date du 16/10/08), de l’action France Télécom, pour GDF c’est 37%, EDF 53%, la Société Générale 58,5%, Peugeot 68%, Alcatle-Lucent 75,6%. Pour tous c’est la chute libre. On se demande bien pourquoi JP Bailly veut faire des postiers des « actionnaires salariés » ?

 

25% c’est le pourcentage du capital de la Deutch Bahn (Chemin de Fer allemand) que le gouvernement allemand s’apprêter à vendre et auquel il vient de renoncer. Une raison de plus pour ne pas « ouvrir » le « capital » de La Poste à la vente, comme le préconise son président JP Bailly.

 

650 milliards d’euros c’est le total de la manne publique dégagé par l’état face  à la crise.

320 milliards d’euros pour les prêts interbancaires.

40 milliards d’euros pour renflouer les banques en difficultés.

22 milliards d’euros pour les prêts au PME.

175 milliards d’euros sur  3 ans pour le financement de l’économie.

Un fonds d’investissement d’une centaine de milliards d’euros pour les entreprises stratégiques.

Et combien pour La Poste ? Rappelons que son président ne réclame que 3 milliards d’euros !

 

10,5 milliards d’euros, c’est le prêt, annoncé par le gouvernement le 20/10/08, consentie aux banques pour leurs fonds propres. Mais le gouvernement n’arrive pas à en trouver trois (milliards) pour La Poste. Surprenant non ?

 

3,2 milliards d’euros, seront consacrés dans le budget de la nation, aux baisses d’impôt sur la fortune (ISF) et au « bouclier fiscal ». 10,5 milliards d’euros, c’est le prêt, annoncé par le gouvernement le 20/10/08, consentie aux banques pour leurs fonds propres. Mais le gouvernement n’arrive pas à en trouver trois (milliards) pour La Poste. Surprenant non ? 

 

360 milliards d'euros c'est le montant total du plan de soutient au système bancaire annoncé le 13 octobre par le gouvernement français.

 

 

 

 

encours total du Livret A avec le Livret bleu qui se monte à 154,3 milliards fin septembre. 

Par CGT-FAPT - Publié dans : Arguments
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