Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /2008 16:42

La fédération CGT des activités postales et de télécommunication a tenu une conférence de presse le 1er décembre en présence de Bernard Thibault secrétaire général de la CGT.

La FAPT-CGT entend poursuivre et amplifier la mobilisation contre l’ouverture du capital de La Poste et son changement de statut juridique, synonymes de privatisation. Mais elle fait aussi une série de proposition pour développer et consolider le service public postal et sa présence sur tout le territoire.

La Poste qui occupe une grande place, dans la vie économique, politique, sociale et culturelle dans le pays, doit restée un service public de proximité et de qualité pour tous les citoyens.

 

La CGT a élaboré un mémorandum qu’elle entend faire valoir dans la Commission Ailleret mise en place par le Président de La République, avant que ses conclusions soient rendues mi - décembre.

 

En portant le principe d’une « appropriation publique des activités postales », la CGT entend ne pas limiter son action contre les choix actuels ou à la défense d’un quelconque statu quo.

Elle propose des évolutions fondées sur la satisfaction de tous les besoins fondamentaux exprimés par les particuliers comme par les entreprises.

Rapprocher le service public postal des besoins de la collectivité nationale, ouvrir et démocratiser sa gestion, tenir compte de la dimension européenne, sont bien des bases de la construction d’une alternative à la privatisation.

L’État peut assurer les financements indispensables pour accompagner cette évolution. On trouve bien des centaines de milliards pour les institutions financières. Ne pourrait-on pas trouver 3,5 milliards pour La Poste sans recourir à l’ouverture du capital et à la privatisation ?

 

Ces 3,5 milliards, mis en avant par le président de La Poste pour justifier l’ouverture du capital, sont tout trouvés au regard du passif de près 800 millions qui est laissé à la charge de La Poste chaque année. Les contrats signés entre La Poste et l’Etat pour l’exécution des missions de service public imposent une compensation financière par l’Etat qui n’est pas versée. De plus en 2007 et pour la première fois l’Etat a ponctionné directement la somme de 141 millions d’€ sur le chiffre d’affaires.

Nous voyons bien que ce projet de modification du statut de l’entreprise et son ouverture du capital, correspond à une volonté de mettre fin au service public postal. C’est par là même un choix de société.

 

A l’opposé d’une vision de court terme qui répond uniquement aux exigences de rentabilité financière, cette conception d’un service public moderne et efficace permet de se projeter dans le futur pour répondre à de nouveaux besoins et assurer un réel développement de la société.

Ce combat contre le changement de statut de l’entreprise, l’ouverture de son capital et sa privatisation, pour le développement d’un grand service public postal rénové s’insère dans une démarche plus globale. Répondre, au travers d’un objectif de réappropriation démocratique des services publics, aux besoins actuels des usagers mais aussi au besoin d’une nouvelle politique de développement économique et social, nationale et européenne.

Par CGT-FAPT - Publié dans : Arguments
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