

Non à la privatisation !
Oui à un service public moderne et rénové de La Poste !
Communiqué de la Fédération nationale des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications CGT
Rien dans l’interview du 1er Ministre accordée au journal des Echos ne permet de penser qu’il y a abandon de la privatisation de La Poste.
Rien n’est dit sur le fait que le gouvernement abandonne les options envisagées par le président de La Poste de changement de statut de l’entreprise en société anonyme et d’ouverture du capital qui demeure une privatisation.
Présenter l’option de partenariat « stratégique » avec la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) comme un élément nouveau, c’est de la poudre aux yeux. Ce partenariat existe déjà.
Pour la Cgt le renforcer avec y compris les autres institutions financières publiques doivent être de nature à améliorer et développer les missions de service public de La Poste, et créer les conditions d’un pôle financier public susceptible de protéger l’épargne populaire et d’intervenir efficacement en faveur du développement économique et industriel.
Oui, il y a besoin de financements dans cet objectif !
Cela passe déjà par le paiement des dettes de l’Etat à La Poste à savoir les 800 millions à 1 milliard d’euros par an au titre du service universel « présence postale sur tout le territoire, accessibilité bancaire, distribution 6 jours sur 7 et aide à la presse ».
Cela passe aussi par le remboursement des dividendes perçus par l’Etat (141 millions d’euros) sur les bénéfices de la poste en 2007.
« Renforcer la place de La Poste en Europe » ne peut pas se traduire par des acquisitions d’autres opérateurs postaux européens. C’est de coopérations mutuellement avantageuses dont il y a besoin. Pas de plus de concurrence !
L’attachement de la population au service public de La Poste qui se traduit déjà par 203 599 signatures sur la pétition CGT « Touche pas à ma poste « démontre qu’un vrai débat public national sur la modernisation et la rénovation du service public postal est incontournable.
Montreuil, le 1er octobre 2008