Communiqué des Administrateurs CGT - Groupe La Poste - Montreuil le 30 juin
2009
Conseil d’Administration du 29 juin 2009 :
pas de réponse sur l'Essentiel
De concert, le gouvernement et le Président de La Poste orchestrent une campagne de « communication » pour accréditer l’idée que la privatisation est inéluctable et surtout taire le contenu de leurs vraies décisions et de leurs conséquences.
Chacun joue sa partition comme si elles n’étaient ni liées ni concertées. Les deux étant muets sur le financement des missions de service public et sur les responsabilités de l’Etat en la
matière. A croire que plus on parle de service public et moins on veut en faire !
Les administrateurs CGT ont réaffirmé leur opposition totale au projet de loi et interrogé entre autres sur :
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Le financement du service universel : 944 millions d’euros: pas de réponse.
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Celui de la distribution de la presse : 450 millions d’euros à la seule charge de La Poste: pas de réponse.
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1 milliard d’économies supplémentaires, après les 200 millions déjà annoncés: sur quoi: pas de réponse.
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L’adaptation du J+1 : c’est quoi : pas de réponse.
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Maintien de la distribution 6 jours sur 7 alors que sont mis en place les lundis bleus (sans distribution): pas de réponse.. Etc, etc, etc.
Pire, le Président de La Poste, pour justifier ses non réponses, tente d’expliquer que les problèmes peuvent être identifiés sans pour autant avoir de réponses à apporter immédiatement. N’y aurait-il aucune stratégie en réaction à la crise si ce n’est la pression sur les coûts de personnel ? On renvoie les administrateurs au conseil d’Administration d’octobre pour apporter des réponses. Bien sûr, d’ici là, les "non" discussions autour du projet de loi seraient largement entamées.
La preuve est faite que La Poste génère toujours des richesses qui lui permettent d’assumer quasiment seule le financement de ses missions répondant à l’intérêt général, tout en faisant 529 millions de bénéfices en 2008. Il serait temps maintenant que le personnel en bénéficie au lieu de lui prévoir de nouvelles coupes sombres. 52 000 emplois ont été supprimés depuis 2002 et les rémunérations ont stagné à moins de 1600 euros pour la moitié des postiers (contre 74% d’augmentation pour les 10 plus grosses rémunérations) !
Les dirigeants de La Poste et du gouvernement devraient réfléchir à une plus juste récompense du fruit du travail réalisé, en mettant d’urgence à l’ordre du jour les revendications du personnel sur les emplois, les rémunérations, la santé au travail…
Autant de sujets que les administrateurs Cgt continueront à porter, inlassablement.
La Poste n’appartient pas à une poignée de décideurs. La mobilisation des postières et des postiers auprès des usagers et des élus dans l’unité la plus large reste plus que jamais nécessaire.


Communiqué de Presse de la
Fédération
Montreuil, le 12 juin 2009
Cacophonie autour de la privatisation de la Poste :
Communiqué de la fédération CGT – FAPT